Les bonnes pratiques dans les entreprises

6. Rédiger les documents d’abord en français

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Bien qu’elle constitue, pour les entreprises du Québec, une ressource importante pour mettre à la disposition de leur personnel des documents de travail en français, la traduction demeure une solution temporaire. L’objectif poursuivi par la démarche de francisation et qui consiste à généraliser l’utilisation du français dans les différentes activités de l’entreprise au Québec suppose, en effet, que l’entreprise parvienne à rédiger ses documents en français sans devoir recourir à la traduction.

Dans cette perspective, au Québec le défi se situe davantage sur le plan terminologique : l’utilisation des bons termes français n’est pas toujours chose acquise et les travailleurs continuent de subir l’influence, voire l’attrait, de la terminologie anglo-américaine. Au-delà des nombreux lexiques maison et des chroniques linguistiques publiées dans le journal d’entreprise, certains comités de francisation ont réagi à ce phénomène en faisant preuve d’une grande créativité dans le choix des bonnes pratiques qu’ils ont cherché à implanter dans leurs milieux de travail.

  • SCA Amérique du Nord – Canada inc. (SCA – Soins personnels), un fabricant de produits d’incontinence, a décidé d’orner les murs de l’usine et des salles de réunion de bulles géantes portant chacune un slogan destiné à sensibiliser le personnel à l’importance du bon français au travail; l’entreprise a aussi créé un concours pour « corriger sur papier les erreurs de l’autre ».
  • Une association professionnelle a ajouté à son code de déontologie une clause destinée à assurer, parmi ses membres, la qualité du français dans l’affichage.
  • Dans la section de son site Web qui traite de ses produits, un fabricant de matériel de télécommunication de Québec a ajouté des infobulles qui font apparaître une définition ou des précisions sur les termes techniques vers lesquels pointe le curseur de la souris.

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